
Scroller jusqu’au tribunal : la justice s’attaque aux géants des réseaux sociaux
Rédigé par Anita Barbiero
Aux États-Unis, plusieurs procès sont actuellement intentés par des jeunes, des districts scolaires ainsi que par certains États contre diverses entreprises de réseaux sociaux, telles que Meta, Google (qui possède Youtube), Snap Inc. et ByteDance (la maison mère de TikTok). Ces poursuites accusent ces plateformes d’avoir causé des dommages personnels en raison du risque élevé de dépendance de leurs produits [1]. L’argument avancé dans ces procès est que les réseaux sociaux auraient été sciemment conçus par ces entreprises pour causer une dépendance, de manière comparable aux cigarettes ou aux jeux de casino [2].
À l’appui de cet argument, les demandeurs invoquent notamment le modèle économique de ces compagnies, qui repose en grande partie sur la publicité, dont les tarifs dépendent de la fréquence d’utilisation des plateformes. Il est donc directement lié au temps que les utilisateurs passent sur celles-ci [3]. Les poursuivants soulignent plusieurs fonctionnalités qui, selon eux, favorisent une utilisation excessive : le défilement infini, les recommandations algorithmiques, les filtres de beauté, les notifications ainsi que la lecture automatique des vidéos. L’objectif de ces fonctionnalités serait de maximiser le temps passé sur les réseaux sociaux et, par conséquent, les profits des entreprises [4]. Les poursuivants plaident donc que la dépendance qui peut en découler entraînerait divers effets néfastes, particulièrement chez les jeunes, notamment la dépression, l’anxiété, les troubles alimentaires, l’automutilation et même le suicide [5]. Il s’agit ainsi d’une nouvelle stratégie juridique visant à établir la responsabilité des entreprises de médias sociaux quant au bien-être de leurs utilisateurs [6].
Ces poursuites ont été comparées aux procès intentés contre l’industrie du tabac dans les années 1990, lorsque des compagnies telles que Philip Morris et R. J. Reynolds étaient accusées d’avoir dissimulé des informations qu’elles possédaient sur les effets nocifs des cigarettes [7]. Ces entreprises ont finalement conclu un règlement de 206 milliards de dollars avec plus de 40 États, s’engageant notamment à mettre fin à la publicité destinée aux mineurs. À la suite de cet accord, le tabac a été plus strictement réglementé et le tabagisme a diminué [8].
Le début du débat juridique
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Le premier procès, qui se déroule à Los Angeles, en Californie, a débuté le 27 janvier 2026 et devrait durer entre six et huit semaines [9]. La demanderesse est une femme de 20 ans identifiée sous les initiales K.G.M., qui a commencé à utiliser différents réseaux sociaux dès un très jeune âge. Le procès de K.G.M. est le premier d’une série de neuf procès qui seront entendus à Los Angeles au nom de plus de 1 600 demandeurs [10]. Dans le cadre de cette affaire, Snap Inc. (propriétaire de Snapchat) ainsi que ByteDance (maison mère de TikTok) ont conclu des règlements pour des montants non divulgués, bien qu’ils demeurent défendeurs dans d’autres procès qui doivent être entendus plus tard cette année [11]. En conséquence, Meta et Google sont les seuls défendeurs dans le procès de K.G.M. [12].
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Selon les éléments présentés au tribunal, K.G.M. s’est inscrite sur YouTube à l’âge de six ans, sur Instagram à neuf ans, sur Musical.ly (aujourd’hui intégré à TikTok) à dix ans et sur Snapchat à onze ans. Elle affirme qu’en raison de la dépendance qu’elle a développée envers ces plateformes, elle a souffert d’anxiété, de dépression et de pensées négatives à l’égard de son corps [13]. Elle soutient également que les réseaux sociaux l’ont amenée à se comparer constamment aux autres [14]. Dès l’âge de dix ans, elle aurait commencé à s’adonner à l’automutilation [15]. Elle témoigne que lorsque sa mère lui retirait son téléphone cellulaire, elle ressentait un sentiment de panique, comme s’il lui manquait quelque chose [16].
L’avocat de K.G.M., Mark Lanier, a présenté au tribunal des données montrant que la demanderesse avait passé jusqu’à 16 heures sur Instagram au cours d’une seule journée [17]. Sa dépendance se poursuivrait encore aujourd’hui : elle utilise toujours les réseaux sociaux quotidiennement [18]. En conséquence, K.G.M. réclame des dommages pécuniaires ainsi qu’une injonction visant à contraindre les entreprises de réseaux sociaux à modifier la configuration de leurs plateformes afin de d’en atténuer le caractère incitatif à une utilisation prolongée [19].
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Lors des déclarations préliminaires, l’avocat de la demanderesse a également présenté des documents internes afin de démontrer que certains hauts dirigeants, notamment Mark Zuckerberg, étaient au courant des problèmes de santé mentale chez les jeunes associés à l’utilisation de leurs produits, mais auraient fait peu pour les prévenir [20]. Plutôt que d’informer le public des effets potentiellement néfastes, les entreprises sont accusées d’avoir tenté de les dissimuler [21]. Selon Me Lanier, certains documents internes mentionnent même que des employés de Meta auraient décrit l’application Instagram comme une « drogue » [22].
De plus, l’avocat de la demanderesse a présenté des documents internes datant de 2019 dans lesquels un dirigeant d’Instagram écrivait au directeur général Adam Mosseri : « We would rightly be accused of putting growth over responsibility », en réaction à la décision de Mosseri et de Zuckerberg de lever l’interdiction des filtres de beauté imitant la chirurgie plastique [23].
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La défense des géants des réseaux sociaux
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En défense, les entreprises de réseaux sociaux soutiennent qu’il n’existe pas de lien scientifique clair et direct entre l’utilisation des plateformes et la dépendance [24]. En effet, elles affirment que les réseaux sociaux ne suscitent pas un engagement plus marqué qu’un livre ou qu’une série télévisée [25]. Meta maintient par ailleurs que les problèmes de santé mentale de la demanderesse seraient plutôt liés à des difficultés et à des abus au sein de sa famille. Cette position s’appuie notamment sur les dossiers médicaux de la demanderesse, lesquels indiqueraient que son utilisation ou sa dépendance aux réseaux sociaux n’était pas au cœur de ses rencontres psychologiques [26].
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Les entreprises cherchent également à se protéger en invoquant l’article 230 du Communications Decency Act of 1996, qui prévoit que « [n]o provider or user of an interactive computer service shall be treated as the publisher or speaker of any information provided by another information content provider [27] ». Autrement dit, cette loi fédérale limite la responsabilité civile des entreprises de réseaux sociaux pour le contenu publié par les utilisateurs sur leurs plateformes [28]. Cette protection est étroitement liée au principe de liberté d’expression garanti par le premier amendement de la Constitution américaine. Cette disposition législative a d’ailleurs déjà permis à ces entreprises d’éviter plusieurs poursuites dans le passé [29].
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Toutefois, Benjamin Zipursky, professeur à la faculté de droit de Fordham University et spécialiste du droit de la responsabilité civile, estime que les entreprises pourraient tout de même être tenues responsables cette fois-ci. « They may face some accountability here », affirme-t-il [30]. En effet, la juge présidant le procès, Carolyn Kuhl, a déterminé que le jury devrait prendre en considération non seulement le contenu diffusé sur les plateformes, mais également les choix de conception et de configuration expressément faits par les entreprises [31]. L’argument fondé sur un défaut de conception du produit — notamment en ce qui concerne les algorithmes et les fonctions de personnalisation — constitue une stratégie juridique relativement nouvelle dans les poursuites visant les réseaux sociaux, mais elle rappelle les approches gagnantes utilisées dans les années 1990 et 2000 contre l’industrie du tabac [32].
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De plus, les procès se déroulent devant un jury, ce qui peut compliquer la défense des entreprises, les jurés pouvant se montrer plus enclins à se prononcer contre elles [33]. Il s’agit notamment de la première fois qu’une entreprise de réseaux sociaux doit comparaître devant un jury dans un dossier de cette nature [34]. C’est également la première fois que Mark Zuckerberg, président-directeur général de Meta, témoigne devant un jury dans un tel contexte [35]. Il a notamment été interrogé sur la question de savoir si une entreprise raisonnable devrait aider les jeunes utilisateurs de ses services. Bien que ses réponses aient été brèves, Zuckerberg a soutenu qu’Instagram constitue un service de valeur et que, par conséquent, les gens souhaitent naturellement l’utiliser davantage [36].
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Interrogé sur le fait qu’en décembre 2015, il s’était fixé comme objectif d’augmenter de 12 % sur trois ans le temps moyen passé sur Instagram, il a répondu que cet objectif n’était plus pertinent par la suite, affirmant que ses priorités s’étaient rapidement axées sur « l’utilité et la valeur » du produit. Toutefois, Mark Lanier a présenté un document interne datant de 2022 qui établissait encore des « jalons » concernant le temps d’écran des utilisateurs [37].
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Mais qu’en dit la science ?
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La recherche scientifique portant sur la dépendance aux réseaux sociaux demeure encore ambiguë, notamment parce que les psychologues ne classifient pas actuellement la dépendance aux réseaux sociaux comme un diagnostic officiel de santé mentale [38].
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D’une part, selon David Greenfield, psychologue et fondateur du Center for Internet and Technology Addiction, les réseaux sociaux reposent sur un mécanisme de renforcement intermittent. Dans ce système, l’utilisateur peut recevoir une récompense — par exemple une notification, un « j’aime » ou un nouveau contenu — mais le moment où celle-ci survient demeure imprévisible, ce qui crée un mécanisme psychologique similaire à celui d’une machine à sous [39]. Selon lui, les adolescents seraient particulièrement vulnérables à ce phénomène, puisque les régions de leur cerveau associées au contrôle des impulsions et à la résistance à la tentation ne sont pas encore aussi développées que chez les adultes [40].
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D’autre part, un rapport publié en 2023 par l’American Psychological Association a conclu que les réseaux sociaux « ne sont ni bénéfiques ni néfastes pour les jeunes » [41]. Le rapport souligne toutefois que davantage de recherches sont nécessaires afin de mieux comprendre leurs effets [42].
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Tamar Mendelson, professeure à la Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, ajoute qu’une utilisation équilibrée des réseaux sociaux chez les adolescents semble être l’approche la plus saine. Elle souligne que « les enfants ayant le plus de problèmes de santé mentale sont en réalité ceux qui touchent à peine aux médias numériques et ceux qui en font un usage excessif » [43].
L’impact du procès
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Au-delà de la possibilité de contraindre les entreprises de réseaux sociaux à modifier la configuration de leurs plateformes, une victoire de K.G.M. pourrait également ouvrir la porte à d’importants dommages-intérêts pécuniaires dans d’autres poursuites similaires [44]. En effet, une deuxième série de procès fédéraux doit se tenir cet été à Oakland, où plusieurs districts scolaires et États entendent poursuivre diverses entreprises de réseaux sociaux. Les demandeurs soutiendront que ces plateformes constituent une nuisance publique, ayant contribué à créer une génération de jeunes souffrant d’une dépendance, et que les entreprises devraient donc assumer la responsabilité — ainsi que les coûts — liés aux traitements nécessaires [45].
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Dans ce contexte, le procès de K.G.M., ainsi que les quelque 22 autres poursuites qui devraient suivre, pourrait servir d’indicateur important quant aux nouvelles possibilités de responsabilité juridique visant les géants de l’industrie technologique, notamment en fonction des réactions des jurés [46]. Ces affaires pourraient également contribuer à faire jurisprudence quant à la question de savoir si les réseaux sociaux peuvent, ou non, causer des dommages psychologiques [47]. Toutefois, Glenn Cohen, professeur de droit à Harvard, souligne que, même si Meta devait perdre, il serait probable que la décision fasse l’objet d’un appel, dans le cadre duquel plusieurs questions juridiques seraient examinées plus en profondeur [48].
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L’issue de ces procès pourrait également avoir une portée au Québec. Le 29 juillet 2024, une demande d’autorisation d’exercer une action collective contre plusieurs géants des réseaux sociaux y a été déposée. Selon le cabinet d’avocats à l’origine de la demande, celle-ci « vise à obtenir des dommages-intérêts pour tous les individus ayant eu un compte sur les plateformes des défenderesses, notamment : Facebook, Facebook Messenger, Instagram, TikTok, X (ou Twitter), YouTube, Snapchat et Reddit ». La poursuite allègue que ces entreprises auraient conçu leurs plateformes de manière à favoriser un usage excessif et les auraient commercialisées tout en connaissant les effets néfastes potentiels sur la santé mentale et le bien-être des utilisateurs [49].
L’action collective se trouve toujours au stade de l’autorisation. Il sera donc pertinent de suivre le dénouement des procès aux États-Unis. Bien que non contraignants, ceux-ci peuvent offrir des indications importantes quant aux chances de succès, aux obstacles juridiques ou encore aux éléments de preuve nécessaires pour soutenir une telle démarche judiciaire au Québec.
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Des inquiétudes croissantes quant aux effets des réseaux sociaux sur les jeunes
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Dans ce contexte d’inquiétude face aux effets des réseaux sociaux sur les jeunes, différentes actions sont en train de se mettre en place. En décembre 2025, l’Australie a adopté une loi interdisant aux jeunes de moins de 16 ans d’utiliser une dizaine de réseaux sociaux [50]. Cette législation impose également aux plateformes l’obligation de mettre en place des « mesures raisonnables » afin de vérifier que les utilisateurs sont âgés de plus de 16 ans [51]. D’autres pays, dont la Malaisie, l’Espagne et le Danemark, envisagent des mesures similaires [52].
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Le gouvernement australien a fixé cette limite à 16 ans en estimant que les mineurs ne disposent pas des mêmes capacités que les adultes pour utiliser les réseaux sociaux de manière sécuritaire et pour contrôler leur temps d’écran. L’objectif recherché est d’améliorer la santé mentale et le bien-être des jeunes, notamment en réduisant l’usage prolongé des écrans, ce qui peut accroître l’exposition à la cyberintimidation et aux comparaisons liées à l’apparence physique [53].
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Certaines voix demeurent toutefois critiques. Vincent Paquin, chercheur au département de psychiatrie de l’Université McGill, estime que l’âge de 16 ans pourrait être trop tardif pour introduire les jeunes aux réseaux sociaux et les accompagner dans l’apprentissage d’un usage sain de ces plateformes [54].
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Par ailleurs, au Québec, la commission parlementaire transpartisane sur l’impact des écrans chez les jeunes recommande, dans son rapport final, d’instaurer un âge minimal de 14 ans pour posséder un compte sur les réseaux sociaux [55]. La commission, dirigée par Amélie Dionne, formule cette recommandation après avoir rencontré près de 500 jeunes dans 17 écoles primaires et secondaires [56].
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L’application concrète d’une limite d’âge demeure cependant problématique. Un document interne présenté en preuve lors de l’interrogatoire de Mark Zuckerberg — et produit par l’avocat de K.M.G. dans le cadre du procès — indique qu’en 2015, alors que l’âge minimal requis pour utiliser Instagram était de 13 ans, environ le tiers des enfants américains âgés de 10 à 12 ans possédaient déjà un compte [57]. Instagram n’a commencé à demander la date de naissance lors de la création d’un compte qu’en 2019, et ce n’est qu’en 2021 que cette obligation a été étendue aux utilisateurs déjà inscrits. À partir de 2022, la plateforme a commencé à vérifier progressivement la véracité des déclarations concernant les dates de naissance [58].
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Lors de son témoignage, Zuckerberg a affirmé que les entreprises responsables des systèmes d’exploitation utilisés par la majorité des téléphones intelligents — notamment Apple et Google — devraient assumer une plus grande responsabilité dans la vérification de l’âge directement sur l’appareil, plutôt que de laisser cette tâche à chaque application individuelle [59].
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Même si l’application d’une majorité numérique soulève de réels défis, Alexandre Leduc, député de Québec solidaire, souligne que plusieurs lois rencontrent également des difficultés d’application — par exemple l’âge légal de 18 ans pour consommer de l’alcool — mais que l’encadrement juridique envoie malgré tout un signal important à la population [60].
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Certains pays expérimentent aussi d’autres approches juridiques pour aider la population à résister à la dépendance aux écrans et à en limiter les effets négatifs. Par exemple, la ville de Toyoake a adopté un règlement municipal interdisant aux citoyens d’utiliser des écrans plus de deux heures par jour. Toutefois, ce règlement, adopté en septembre 2025, ne possède pas encore de force contraignante [61]. Des initiatives non juridiques ont également été mises en place ailleurs, comme dans le village de Mohityanche Vagaon, en Inde, où une sirène retentit chaque soir à 19 h afin d’encourager les citoyens à éteindre leurs téléphones [62].
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Ainsi, il reste à voir si les actions judiciaires permettront effectivement de tenir responsables les géants des réseaux sociaux afin de lutter contre la dépendance à leurs plateformes, ou s’il faudra plutôt recourir à d’autres types de mesures. Une chose semble néanmoins claire : le droit apparaît de plus en plus comme un outil important dans la lutte contre la dépendance aux écrans, particulièrement chez les jeunes.
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Bibliographie
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[1] Cecilia KANG, « What to Know About the Social Media Addiction Trials », The New York Times, 27 janvier 2026, en ligne : <https://www.nytimes.com/2026/01/27/technology/what-to-know-about-the-social-media-addiction-trials.html> (consulté le 11 mars 2026).
[2] Id.
[3] AGENCE FRANCE-PRESSE, « Meta et Google accusés d’avoir « créé une dépendance » chez les jeunes utilisateurs », Radio-Canada, 9 février 2026, en ligne : <https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2227240/meta-google-reseaux-sociaux-dependance-mineurs> (consulté le 11 mars 2026).
[4] C. KANG, préc., note 1.
[5] Id.
[6] Cecilia KANG, « Social Media Giants Face Landmark Legal Tests on Child Safety », The New York Times, 27 janvier 2026, en ligne : <https://www.nytimes.com/2026/01/27/technology/social-media-addiction-trial.html> (consulté le 11 mars 2026).
[7] C. KANG, préc., note 1.
[8] C. KANG, préc., note 6.
[9] C. KANG, préc., note 1 ; Dara KERR, « Tech giants head to landmark US trial over social media addiction claims », The Guardian, 27 janvier 2026, en ligne : <https://www.theguardian.com/technology/2026/jan/27/social-media-trial-meta-tiktok-youtube> (consulté le 11 mars 2026).
[10] C. KANG, préc., note 1 ; Dara KERR, « Woman at heart of US trial says she was addicted to social media at age six », The Guardian, 27 février 2026, en ligne : <https://www.theguardian.com/technology/2026/feb/26/us-trial-social-media-addiction> (consulté le 11 mars 2026).
[11] C. KANG, préc., note 1 ; Cecilia KANG, « TikTok Settles Social Media Addiction Lawsuit Ahead of a Landmark Trial », The New York Times, 27 janvier 2026, en ligne : <https://www.nytimes.com/2026/01/27/technology/tiktok-settlement-social-media-addiction-lawsuit.html> (consulté le 11 mars 2026).
[12] C. KANG, préc., note 11.
[13] C. KANG, préc., note 1.
[14] Eli TAN et Ryan MAC, « In Landmark Trial, Plaintiff Says Social Media Harm Started at Age 6 », The New York Times, 26 février 2026, en ligne : <https://www.nytimes.com/2026/02/26/technology/social-media-addiction-testimony.html> (consulté le 11 mars 2026).
[15] D. KERR, préc., note 10.
[16] Id. ; E. TAN et R. MAC, préc., note 14.
[17] E. TAN et R. MAC, préc., note 14.
[18] D. KERR, préc., note 10.
[19] D. KERR, préc., note 9.
[20] Cecilia KANG, « Snap Settles Social Media Addiction Lawsuit Ahead of a Landmark Trial », The New York Times, 20 janvier 2026, en ligne : <https://www.nytimes.com/2026/01/20/technology/snap-social-media-addiction-lawsuit.html> (consulté le 11 mars 2026).
[21] Naomi NIX, « Parents say teens are addicted to social media. Now, a jury will decide », The Washington Post, 26 janvier 2026, en ligne : <https://www.washingtonpost.com/technology/2026/01/25/social-media-addiction-lawsuits/> (consulté le 11 mars 2026).
[22] Dara KERR, « Instagram CEO dismisses idea of social media addiction in landmark trial », The Guardian, 11 février 2026, en ligne : <https://www.theguardian.com/technology/2026/feb/11/instagram-adam-mosseri-social-media-addiction-trial> (consulté le 11 mars 2026).
[23] C. KANG, préc., note 6 ; Eli TAN et Cecilia KANG, « Instagram Chief Says Social Media Is Not ‘Clinically Addictive’ in Landmark Trial », The New York Times, 11 février 2026, en ligne : <https://www.nytimes.com/2026/02/11/technology/adam-mosseri-instagram-addiction-trial.htmll> (consulté le 11 mars 2026).
[24] C. KANG, préc., note 1.
[25] E. TAN et R. MAC, préc., note 14.
[26] C. KANG, préc., note 1.
[27] Communications Decency Act of 1996, 47 U.S.C. § 230
[28] Valerie C. BRANNON et Eric N. HOLMES, « Section 230 : An Overview », Congressional Research Service, 4 janvier 2024, en ligne : <https://www.congress.gov/crs-product/R46751> (consulté le 12 mars 2026).
[29] C. KANG, préc., note 6.
[30] Id.
[31] D. KERR, préc., note 9.
[32] Benjamin LEGENDRE, « TikTok conclut un accord avant l’ouverture du procès », La Presse, 27 janvier 2026, en ligne : <https://www.lapresse.ca/affaires/techno/2026-01-27/algorithmes-addictifs-des-reseaux-sociaux/tiktok-conclut-un-accord-avant-l-ouverture-du-proces.php> (consulté le 11 mars 2026) ; RADIO-CANADA, préc., note 3.
[33] C. KANG, préc., note 6.
[34] D. KERR, préc., note 9.
[35] Eli TAN, « Mark Zuckerberg Takes the Stand in Landmark Social Media Addiction Trial », The New York Times, 18 février 2026, en ligne : <https://www.nytimes.com/2026/02/18/technology/mark-zuckerberg-tech-addiction-trial.html> (consulté le 11 mars 2026).
[36] Id.
[37] Benjamin LEGENDRE, « Zuckerberg assure ne plus chercher à augmenter le temps passé en ligne », La Presse, 18 février 2026, en ligne : <https://www.lapresse.ca/affaires/2026-02-18/proces-des-reseaux-sociaux/zuckerberg-assure-ne-plus-chercher-a-augmenter-le-temps-passe-en-ligne.php> (consulté le 11 mars 2026).
[38] D. KERR, préc., note 22.
[39] Matt RICHTEL, « Is Social Media Addictive? Here’s What the Science Says », The New York Times, 25 octobre 2023, en ligne : <https://www.nytimes.com/2023/10/25/health/social-media-addiction.html> (consulté le 11 mars 2026).
[40] Id.
[41] AMERICAN PSYCHOLOGICAL ASSOCIATION, Health Advisory on Social Media Use in Adolescence, mai 2023, p. 3, en ligne : <https://www.apa.org/topics/social-media-internet/health-advisory-adolescent-social-media-use.pdf> (consulté le 18 mars 2026) ; N. NIX, préc., note 21.
[42] Id..
[43] N. NIX, préc., note 21.
[44] E. TAN et C. KANG, préc., note 23.
[45] C. KANG, préc., note 1.
[46] C. KANG, préc., note 11 ; D. KERR, préc., note 9.
[47] N. NIX, préc., note 21.
[48] Christina PAZZANESE, « Is social media responsible for what happens to users? », The Harvard Gazette, 27 février 2026, en ligne : <https://news.harvard.edu/gazette/story/2026/02/is-social-media-responsible-for-what-happens-to-users/> (consulté le 11 mars 2026).
[49] LAMBERT AVOCATS, « Action collective contre les géants des réseaux sociaux », Lambert Avocats, 18 février 2026, en ligne : <https://lambertavocats.ca/recours-collectif-reseaux-sociaux/> (consulté le 11 mars 2026).
[50] E. TAN, préc., note 35 ; Victoria KIM, « Australia’s Social Media Ban for Children Takes Effect », The New York Times, 9 décembre 2025, en ligne : <https://www.nytimes.com/2025/12/09/world/asia/australia-social-media-ban-under-16.html> (consulté le 12 mars 2026).
[51] Tristan PÉLOQUIN, « Des foyers de résistance dans le monde », La Presse, 2 février 2026, en ligne : <https://www.lapresse.ca/international/2026-02-02/notre-dependance-aux-ecrans/des-foyers-de-resistance-dans-le-monde.php> (consulté le 11 mars 2026).
[52] E. TAN, préc., note 35.
[53] Sarah COLLARDEY, « Le Canada devrait-il interdire les réseaux sociaux aux jeunes comme le fait l’Australie? », Le Devoir, 9 décembre 2025, en ligne : <https://www.ledevoir.com/actualites/societe/940392/canada-devrait-il-emboiter-pas-australie-encadrement-reseaux-sociaux?> (consulté le 11 mars 2026).
[54] Id.
[55] Tommy CHOUINARD et Charles LECAVALIER PÉLOQUIN, « Pas de réseaux sociaux avant 14 ans », La Presse, 29 mai 2025, en ligne : <https://www.lapresse.ca/actualites/education/2025-05-29/commission-sur-les-jeunes-et-les-ecrans/pas-de-reseaux-sociaux-avant-14-ans.php> (consulté le 11 mars 2026).
[56] Id.
[57] E. TAN, préc., note 35.
[58] B. LEGENDRE, préc., note 37.
[59] Id.
[60] T. CHOUINARD et C. LECAVALIER PÉLOQUIN, préc., note 55.
[61] T. PÉLOQUIN, préc., note 50.
[62] Id.
