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An Essay for a S.A. 

Rédigé par Djessie Fleurival 

Cet article traite de viol et d'agression sexuelle, sujets susceptibles de heurter la sensibilité de certains lecteurs. La discrétion du lecteur est recommandée. 

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Les faits  

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Récemment, un procureur de l’État de New York a rouvert une enquête sur un viol collectif qui aurait eu lieu en octobre 2024 à l’Université Cornell [1]. La victime présumée était une étudiante de vingt ans à l’époque des faits allégués. Son nom a été remplacé par le pseudonyme « Jane Doe » afin de protéger son identité [2].  Jane se serait rendue à une fête avec des amis avant de terminer sa soirée dans une fraternité de l’université connue sous le nom de Chi Phi [3]. Elle y aurait consommé de l’alcool et d’autres drogues, comme de la kétamine, avant de perdre connaissance sous l’effet de ces substances [4].  

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En novembre 2024, quelques semaines après les évènements, Jane a signalé aux services de police de l’université les agressions sexuelles dont elle affirme avoir été victime [4].Toutefois, aucune accusation criminelle n’a été portée à la suite de ce signalement. Deux ans plus tard, soit le 16 septembre dernier, Jane intente une poursuite civile contre l’Université Cornell, la sorotié dont elle faisait partie, la fraternité Chi Phi où a eu lieu les agressions alléguées, ainsi que les sept hommes qu’elle accuse d’agression sexuelle [5].  

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Selon la plainte civile, Jane avait consenti à des relations sexuelles avec deux membres de la fraternité au début de la soirée [6]. Ce n’est qu’après ces relations qu’elle aurait perdu connaissance sous l’effet des substances consommées [7]. Dans les heures qui ont suivi, quelqu’un aurait invité d’autres membres de leur fraternité à les rejoindre, profiter de l’état d’inconscience de Jane et entamer des relations sexuelles avec elle [8]. Une capture d’écran reproduite dans la plainte d’une conversation Snapchat des membres de la fraternité ferait notamment état d’une invitation à rejoindre la chambre où se trouvait Jane Doe [9]. Deux des messages que l’on retrouve sur cette capture d’écran en témoignent : «free pussy » et «shop still open ?» [10].  Plusieurs étudiants les auraient rejoints et, en tout, ce sont sept étudiants qui auraient eu des relations sexuelles avec Jane Doe. Les agressions sexuelles alléguées se seraient poursuivies jusqu’aux environs de cinq heures du matin, pour une durée approximative de sept heures, soit l’équivalent d’un quart de travail traditionnel ou encore une journée à l’école [11]. 

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Une prise de conscience progressive 

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Jane Doe affirme avoir eu de la difficulté à comprendre ce qui lui était arrivé peu après les évènements. Dans son témoignage écrit, elle raconte que quelque temps avant les actes sexuels allégués, elle se cachait sous les couvertures alors que plusieurs hommes entraient dans la chambre [12]. Elle explique qu’elle se sentait encerclée, mais qu’elle était incapable de quitter les lieux, sous l’effet des substances qu’elle avait consommées [13].  

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Lorsqu’elle retourne dans son dortoir le lendemain, Jane raconte à l’une de ses colocataires ce qui s’était passé tout en riant et en minimisant les évènements. Elle soutenait à ce moment-là qu’il ne s’agissait ni d’un attouchement sexuel ni d’un viol. Sa colocataire se souvient néanmoins que Jane, bien qu’elle en riait, paraissait sous le choc [14]. Sur le moment, elle ne semblait pas encore mesurer pleinement la gravité de ce qu’elle avait vécu. Pendant ce temps, des rumeurs concernant l’évènement circulaient sur le campus. C’est d’ailleurs en lisant un commentaire publié sur un forum dans la section Chi Phi que Jane affirme avoir réalisé qu’elle avait été victime d’un viol collectif [15].  

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Quand le soutien fait défaut 

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Le 22 octobre, Jane Doe s’est rendue à la clinique médicale située sur le campus de l’université et y raconte ce qui s’est passé [16]. Elle affirme toutefois que le personnel médical lui aurait simplement conseillé d’en parler à quelqu’un [17]. Aucun examen ne lui avait été proposé de sorte que certaines preuves susceptibles d’être recueillies à la suite d’une agression sexuelle n’ont pu être conservées. Lorsque Jane se rend à l’hôpital Ithaca et demande un examen médico-légal après le viol, il est déjà trop tard pour détecter des traces d’ADN [18]. 

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De plus, plutôt que de recevoir le soutien qu’elle espérait, Jane Doe se serait retrouvée isolée et aurait notamment été exclue d’une fête d’Halloween organisée à Chi Phi un peu après les agressions sexuelles alléguées [19]. Face au peu d’appui reçu à la suite des évènements, Jane finit par abandonner ses études [20].  

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Les sanctions et réponses des institutions 

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Plusieurs rumeurs circulent quant aux sanctions qu’auraient reçues les sept hommes. D’une part, certains disent qu’à la suite de la plainte de Jane Doe en 2024, deux des accusés ont été exclus de l’Université Cornell, tandis que les autres ont eu à écrire des dissertations dans le but d’atténuer leurs punitions [21]. D’autre part, des informations circulant en ligne avancent que la rédaction d’une dissertation aurait été la seule conséquence disciplinaire pour les hommes concernés, ce que l’université nie. Elle affirme plutôt avoir mené des enquêtes à la suite de la plainte de Jane Doe en 2024 et avoir traité la situation conformément à ses politiques [22]. Or, le président de Cornell, Michael Kotlikoff, a récemment reconnu avoir été informé du signalement fait par Jane Doe en 2024 et ne pas avoir cherché à connaître les conclusions de l’enquête [23].

 

Ainsi, faute d’informations suffisantes, il demeure impossible de savoir quelles sanctions ont réellement été imposées aux sept jeunes hommes concernés. Cette incertitude s’explique également par la politique de l’Université Cornell, qui limite la divulgation de renseignements personnels concernant ses étudiants [24]. L’université tente toutefois de rassurer le public en affirmant que les sanctions imposées à l’époque résultaient d’un processus rigoureux [25].

  

Par ailleurs, à la suite du dépôt de la poursuite civile de Jane Doe le 16 septembre, la fraternité Chi Phi a publié un communiqué sur sa page Instagram indiquant que les membres de la fraternité visés par la plainte ont été exclus de leurs rangs à la suite d’un vote unanime. 

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La réouverture du dossier 

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Le procureur chargé du dossier en 2024 a expliqué récemment que les informations transmises à son bureau à l’époque ne lui permettaient pas, selon lui, d'établir avec certitude les éléments requis pour porter des accusations [26]. Il affirme également que la déclaration écrite qu'il avait reçue décrivait les rapports sexuels et la consommation de drogues comme volontaires et consensuels, ce que Jane réfute [27]. Selon les explications du procureur, l’absence de consentement a été difficile à établir et cela a été déterminant dans sa décision de ne pas porter d’accusations [28].  

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Bien que les faits allégués remontent à 2024, l’affaire a récemment suscité une attention accrue sur les réseaux sociaux et dans les médias à la suite de la poursuite civile intentée par Jane Doe. C’est dans ce contexte que, le 28 septembre dernier, la procureure générale de l’État de New York a annoncé la réouverture officielle de l’enquête pénale concernant les agressions sexuelles alléguées [29]. Cette annonce marque un nouveau tournant dans une affaire qui, jusqu’alors, n’avait pas donné lieu à des accusations criminelles. 

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Le consentement : une question de contexte 

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Tel que mentionné précédemment, le procureur du comté de Tompkins, devant lequel Jane avait été déposé la plainte en 2024, avait estimé que les éléments de preuve ne permettaient pas d’établir l’absence de consentement de sa part [30]. Cette affaire soulève des questions quant à la manière dont la législation new-yorkaise encadre le consentement lorsque de l’alcool ou des stupéfiants ont été consommés avant un rapport sexuel. En réponse à ces préoccupations, la gouverneure de l’État de New York souhaite modifier la législation concernant les agressions sexuelles qui interdit à la victime [31] : 

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[...] d’invoquer son état d’ivresse ou d’intoxication comme moyen de défense dans les affaires de crime à caractère sexuel si cette dernière se trouvait sous l’emprise extrême d’une substance la rendant incapable d’évaluer ou de maîtriser sa conduite et d’exprimer clairement son absence de consentement [32].  

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Puisqu’aucune accusation n’avait été portée à l’époque, il est pertinent de se poser les questions suivantes : (1) Il y a-t-il eu un consentement de la part de Jane Doe ? (2) S’il est vrai qu’un consentement avait été donné, à quelle activité sexuelle se rapportait-il et (3) à quelles personnes s’adressait-il ? 

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Pour répondre à ces questions, il convient d’examiner la notion de consentement et sa portée en matière d’agression sexuelle. Selon Larousse, le consentement ou le fait de consentir est l’action de donner son accord à une action [33]. En d’autres mots, c’est le fait d’acquiescer ou d’accepter quelque chose. Dans le récit de Jane, on comprend qu’il y a eu un consentement au début lorsqu’elle a accepté d’avoir des relations sexuelles avec les deux hommes. En revanche, ce consentement ne s’étendait pas aux personnes qui se sont ajoutées par la suite, puisque son état d’inconscience l’empêchait à ce moment-là de comprendre la situation et de donner son accord. 

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Il convient également de rappeler que la kétamine, l’une des substances que Jane Doe aurait ingérées, est une drogue puissante pouvant provoquer un détachement entre l’esprit et le corps [34]. Employée comme anesthésique en médecine humaine et vétérinaire, elle peut réduire considérablement la capacité d’une personne à réagir ou à se défendre [35]. Ainsi, compte tenu de l’état d’inconscience dans lequel Jane se trouvait au moment des actes sexuesla llégués, il est difficle d’affirmer qu’elle a été en mesure d’y consentir. 

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Le consentement ailleurs  

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Contrairement à la législation de l’État de New York qui soulève des difficultés particulières quant à la prise en compte de l’intoxication volontaire de la victime dans les affaires d’agression sexuelle, la situation est différente ailleurs.

 

Au Canada, par exemple, le consentement est défini comme « l’accord volontaire de se livrer à une activité sexuelle » [36].  Ce consentement s’applique uniquement à l’activité à laquelle la personne a acquiescé et au moment où celle-ci a lieu. Ainsi, le consentement donné à une activité sexuelle précise ne s’étend pas automatiquement à d’autres activités sexuelles qui auront lieu après coup. Cette notion est d’ailleurs encadrée par l’article 273.1 (1) du Code criminel qui définit le consentement comme « l’accord volontaire de la personne à l’activité sexuelle » [37].  

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De plus, au Québec, le consentement doit être donné de manière volontaire et porter sur l’activité sexuelle en cause. Lorsque ces conditions ne sont pas réunies, le rapport sexuel peut constituer une agression sexuelle [38].  

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Le poids des sanctions 

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La réponse des institutions à la suite d’une agression sexuelle peut avoir des conséquences plus importantes qu’il n’y paraît. Parallèlement à l’histoire de Jane, le cas de Katiana Soenen, victime de deux viols alors qu’elle était étudiante à l’Université Brown, permet d’illustrer les effets que peuvent avoir les réponses des institutions sur les victimes [39].   

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Une semaine après le premier viol, Katiana en aurait informé l’université [40]. Or, celle-ci lui aurait indiqué qu’elle ne pouvait point intervenir directement, car les faits s’étaient déroulés dans une résidence située à l’extérieur du campus. Les mesures qui auraient été proposées à Katiana à ce moment-là comprenaient notamment des accommodements académiques, du soutien psychologique ainsi qu’une ordonnance de non-contact avec l’étudiant concerné [41]. Elle soutient également que l’université l’aurait dissuadée de porter plainte et que c’est pour cette raison qu’elle ne l’aurait pas fait [42]. 

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Un mois plus tard, Katiana a été victime d’une seconde agression sexuelle lors d’une fête organisée à proximité du campus. Elle explique que, compte tenu de la manière dont sa première plainte avait été traitée, elle n’a pas eu le courage d’entreprendre de nouveau les mêmes démarches. Elle fait valoir que la réponse de l’université à son premier signalement a grandement influencé sa décision de ne pas signaler le second [43].  

 

Une réponse avec des conséquences durables  

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Jane Doe allègue qu’elle a été victime d’agressions sexuelles de la part de sept hommes au cours d’une même nuit. Certaines informations diffusées en ligne rapportent que la seule conséquence disciplinaire imposée aux étudiants mis en cause aurait été la rédaction d’essais [44]. Cornell conteste cette version des faits sans toutefois préciser les mesures qui ont réellement été prises à la suite de la plainte [45]. Il demeure donc impossible de déterminer avec certitude les sanctions qui ont été imposées aux étudiants concernés.  

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Une agression sexuelle peut avoir des répercussions sur la santé physique et mentale des victimes [46]. L’Institut national de santé publique du Québec relève d’ailleurs que les conséquences possibles sur la santé mentale peuvent inclure l’hypervigilance, la dépression ou encore l’anxiété. De plus, ces conséquences peuvent perdurer bien après le fait [47]. Certaines victimes rapportent aussi avoir des difficultés dans leurs relations intimes pouvant aller jusqu’à l’évitement de celles-ci [48]. À la lumière des répercussions qu’une agression sexuelle peut avoir, la possibilité que la rédaction d’essais ait constitué la seule conséquence disciplinaire soulève des questions sur la proportionnalité de la réponse institutionnelle face à la gravité des faits allégués.  

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Il est faux de dire que les institutions devraient punir automatiquement les personnes accusées d’agression sexuelle dès le dépôt d’une plaine sans avoir mené une enquête au préalable. Toutefois, il serait tout aussi réducteur de croire que leur réponse devrait être dépourvue de conséquences concrètes. Les décisions prises à la suite d’une plainte peuvent avoir des répercussions importantes sur les victimes, notamment sur leur confiance envers les institutions et leur volonté de signaler les faits.  

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Par ailleurs, la réaction d’une institution perçue comme insuffisante peut renforcer un sentiment d’impunité et contribuer plus largement à la perpétuation d’une culture dans laquelle ces comportements sont banalisés. La véritable question n’est peut-être donc pas de savoir si les institutions doivent punir, mais plutôt de savoir comment elles doivent répondre à une plainte lorsqu’aucune conclusion définitive n’a encore été tirée de la part des autorités.  

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​

​Bibliographie

​

[1] Isa Mudannayake, « Special prosecutor taking over investigation of Cornell University gang rape allegations as new details emerge », CNN News, 1er octobre 2026, en ligne : < https://www.cnn.com/2026/10/01/us/cornell-jane-doe-rape-investigation >  (consulté le 3 octobre 2026). 

[2] Padraig Moran , « Jane Doe’s family home hit with swatting attack after Cornell rape allegations:lawyer », CBC Radio, 14 octobre 2026, en ligne : < https://www.cbc.ca/radio/thecurrent/cornell-7-rape-jane-doe-thomas-giuffra-9.7380651 

> (consulté le 19 octobre 2026). 

[3] Geneviève Abran, « On vous résume l’affaire de viol collectif à l’université Cornell », TVA Nouvelles, 30 septembre 2026, en ligne : < https://www.tvanouvelles.ca/2026/09/30/on-vous-resume-laffaire-de-viol-collectif-a-luniversite-cornell > (consulté le 1er octobre 2026). 

[4] Id. 

[5] Aaron Katersky, Bill Hutchinson et Peter Charlambus,  « Timeline of alleged Cornell University fraternity house rape investigation », ABC News, 1er octobre 2026, en ligne : < https://abcnews.com/US/timeline-alleged-cornell-university-fraternity-house-rape-investigation/story?id=136884431 > (consulté le 1er octobre 2026). 

[6] Id. 

[7] Id. 

[8] G. abran, préc., note 3. 

[9] Id. 

[10] Id. 

[11] Id. 

[12] Paula Cohen et Mark Osbone, «Jane Doe’s account of what happened at Cornell, from text messages and investigators’ transcripts », CBS News, 2 octobre 2026, en ligne : < https://www.cbsnews.com/news/jane-doe-cornell-university-rape-allegations-text-messages-transcripts/ > (consulté le 3 octobre 2026). 

[13] Id. 

[14] Id. 

[15] Id. 

[16] Id. 

[17] Id. 

[18] Id. 

[19] A. Katersky, B. Hutchinson et P. Charlambus, préc., note 5. 

[20] Leah Willingham, « Le président admet n’avoir jamais donné suite à la plainte de Jane Doe », La Presse, 14 octobre 2026, en ligne : < https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/2026-10-14/universite-cornell/le-president-admet-n-avoir-jamais-donne-suite-a-la-plainte-de-jane-doe.php 

> (consulté le 19 octobre 2026). 

[21] Janie Gosselin, « Colère et indignation à l’Université Cornell », La Presse, 1er octobre 2026, en ligne : < https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/2026-10-01/allegations-de-viol-collectif/colere-et-indignation-a-l-universite-cornell.php >  (consulté le 3 octobre 2026). 

[22] Cornell university, « Statement on lawsuit regarding 2024 sexual violence allegations », University Statements, 2026, en ligne : < https://statements.cornell.edu/2026/20260921-update.cfm > (consulté le 5 octobre 2026). 

[23] L. Willingham, préc., note 16. 

[24] Cornell university, préc., note 18. 

[25] Id. 

[26] I. Mudannayake, préc., note 1. 

[27] Id. 

[28] Marine Langlois, « Sept étudiants accusés de viol collectif, une dissertation comme punition... La prestigieuse université américaine au cœur d’un scandale de violences sexuelles », RTL, 28 septembre 2026, en ligne : < https://www.rtl.fr/actu/international/sept-etudiants-accuses-de-viol-collectif-une-dissertation-comme-punition-la-prestigieuse-universite-americaine-de-cornell-au-coeur-d-un-scandale-de-violences-sexuelles-7900677745 >  (consulté le 7 octobre 2026). 

[29] Cynthia Illouz, « Affaire Cornell : Letitia Jones reprend l’enquête et New-York veut changer la loi sur le viol », The Women’s voices, 3 octobre 2026, en ligne : < https://www.thewomensvoices.fr/news/affaire-cornell-iamjanedoe-letitia-james-viol-consentement/ > (consulté le 4 octobre 2026). 

[30] I. Mudannayake, préc., note 1 

[31] C. Illouz, préc., note 29. 

[32] the new york state senate, « Senate Bill S54A : prohibits the use of intoxication of the victim as a defense in sex crimes »,  en ligne : < https://www.nysenate.gov/legislation/bills/2025/S54/amendment/A >  (consulté le 2 octobre 2026).  

[33] Larousse, « consentement », en ligne : < https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/consentement/18359 > (consulté le 5 octobre 2026).  

[34] gouvernement du canada, « Kétamine », en ligne : < https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/dependance-aux-drogues/drogues-illicites-et-reglementees/ketamine.html > (consulté le 1er octobbre 2026).  

[35] Id. 

[36] gouvernement du canada, La violence et le consentement, en ligne : < https://www.canada.ca/fr/femmes-egalite-genres/campagnes/violence-fondee-sexe-ce-nest-pas-juste/violence-sexuelle-et-consentement.html > (consulter le 5 octobre 2026). 

[37] Code criminel, L.R.C 1985, c. C-46, art. 273.1 (1). 

[38] Éducaloi, la loi, vos droits, Le consentement sexuel, en ligne : < https://educaloi.qc.ca/capsules/le-consentement-sexuel/ > (consulté le 5 octobre 2026). 

[39] Dalia Faheid, « The cycle of denial and shame felt by Cornell’s Jane Doe follows a typical pattern for sexual assault survivors, experts say », CNN US, 4 octobre 2026, en ligne : < https://www.cnn.com/2026/10/04/us/cornell-jane-doe-assault-trauma > (consulté le 4 octobre 2026). 

[40] Id. 

[41] Id. 

[42] Id. 

[43] Id. 

[44] J. Gosselin, préc., note 17. 

[45] Cornell university, préc., note 18. 

[46] institut national de santé publique du Québec, Conséquences des agressions sexuelles sur la santé, en ligne : < https://www.inspq.qc.ca/rapport-quebecois-sur-la-violence-et-la-sante/les-agressions-sexuelles/consequences-des-agressions-sexuelles-sur-la-sante >  (consulté le 5 octobre 2026). 

[47] Id. 

[48] « Les réactions possibles à la violence sexuelle », Info-aide violence sexuelle, en ligne : < https://infoaideviolencesexuelle.ca/comprendre/reactions-possibles/ > (consulté le 19 octobre 2026). 

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